26 janvier 2009
Le creux d'un nombril

naissance. apparence. métamorphose de l'insouscience. un sentier torsadé. un ruisseau mouvementé. vivant. remuant.une coulée de liquides. ruisselement de rouge, de bleu.une vie. un avenir. création de l'être. ton pouvoir est ta propre existence
petit nombril, je te souhaite bonne chance
24 janvier 2009
François VILLON
Villon,n'est pas son vrai nom mais celui du chanoine qui l'a recueillit après la mort de ses parents. En 1431, année de sa naissance, son père, accusé de vol, est exécuté, rôti. Autour de ses six ans, sa mère, elle, sera entérrée vive dans la fausse aux chiens.
François Villon est tout d'abord un bon étudiant, il fera des études ecclésiastiques mais il fréquente rapidement une population de malfrats. De blagues étudiantes en petits larcins, il prends goût aux vols plus importants et ne crains pas la violence. Il aime s'amuser, se divertir. Le chanoine Villon ira en prison à sa place suite à l'affaire des enseignes ( avec des amis, il s'était amusé à changer les enseignes des magasins).
Villon devient criminel. Après une tentative de meurtre sur le notaire du pape, il assassine un prêtre. Il sera condamné à mort par pendaison. Il échappera à la justice mais en 1463,il sera expulsé de Paris pour 10 ans. Il ne reviendra pas et nul sait ce qu'il adviendra de lui.
De ses poèmes, il n'y a eu aucun manuscrit. Il s'est fait connaître dans des beuveries où il vendait ses écrits. Il savait s'adapter aux personnages qu'il rencontrait et employait leur langage; aussi écrivait-il en différents patois, jargon (jargon des coquillarts), code secret des homosexuels, des voyous...
je plains le temps de ma jeunesse, auquel j'ai plus qu'autre gallé (fait la fête), jusques à l'entrée de vieillesse qui son partement(départ) m'a celé. extrait "le testament".
qu'est devenu ce front poli, ces cheveux blonds, sourcils voultis(arqués), grand entroeil, le regard joli,dont je prenais les plus soutis; extrait " les regrets de la belle heaumière".
voici un extrait de la ballade que fit Villon à la demande de sa mère pour prier Notre-Dame. J'ai choisi les derniers vers qu'il a écrit, en acrostiches. Les lettres de son nom, lues à la verticale, sont les initiales de chaque vers.
Vous portates, digne vierge, princesse,
Jésus régnant qui n'a fin ni cesse.
Le tout-puissant, prenant notre faiblesse,
Laissa les cieux et nous vint secourir,
Offrir à mort sa très chère jeunesse;
Notre Seigneur tel est, tel le confesse
Découvrez d'autres poèmes de Villon, d'une autre façon,en écoutant Georges Brassens nous conter la ballade des dames du temps jadis.
Villon, être rebelle à la vie courte et tourmentée, saura exprimer sa douleur, ses regrets, quand de la mort il s'approchera.
22 janvier 2009
VILLON/BRASSENS
Ballade des dames du temps jadis
21 janvier 2009
L'attente

Fermière, dans ma corbeille, venez y déposer
les grains d'orge et de blé, d'un chaud été glané.
L'hiver, sans vergogne, approche.
A mon doux cavalier, sur le cuir de sa sacoche
les broderai de fil en aiguille
de son retour, lui rendre grâce
Abbaye des Cîteaux
l' abbaye des Citeaux, en côte-d'or, est le noyau de l'ordre cistercien qui fut fondé en 1098 à Citeaux pour suivre la règle de st Benoit (480). Trois activités la gouvernent: le travail manuel et physique, la lecture religieuse, les offices et prières.
20 janvier 2009
RAVEL : le boléro
les notes dessinent la patience d'un denouement, les corps scintillent tout en pudeur, prémice au déploiement de nos ailes.
25 novembre 2008
Entre ciel et terre
à tort, je construisais une mort à souffrir
alors que trente croix de bois noir
en un lieu vert silencieux
voit le temps nous sourire
sans peur, en lueur
17 octobre 2008
Vieillesse
la vieille femme grincheuse
Que vois-tu, toi qui me soignes, que vois-tu?
Quand tu me regardes, que penses-tu?
Une vieille femme grincheuse, un peu folle
Le regard perdu, qui n'y est plus tout à fait,
Qui bave quand elle mange et ne répond jamais,
Qui, quand tu dis d'une voix forte "essayez"
Semble ne prêter aucune attention à ce que tu fais
et ne cesse de perdre ses chaussures et ses bas,
Qui, docile ou non, te laisse faire à ta guise
le bain et les repas pour occuper la longue journée grise.
C'est ça que tu penses, c'est ça que tu vois?
Alors, ouvre les yeux, ce n'est pas moi,
Je vais te dire qui je suis, assise là si tranquille
Me déplaçant à ton ordre, mangeant quand tu veux.
Je suis la dernière de dix, avec un père et une mère,
Des frères et des soeurs qui s'aiment entre eux.
Une jeune fille de seize ans ,des ailes aux pieds,
Rêvant que bientôt, elle rencontrera un fiancé.
Mariée déjà à vingt ans, mon coeur bondit de joie
au souvenir des voeux que j'ai fait ce jour là.
J'ai vingt cinq ans maintenant et un enfant à moi
Qui a besoin de moi pour lui construire une maison.
Une femme de trente ans, mon enfant grandit vite,
Nous sommes liés l'un à l'autre par des liens qui dureront.
Quarante ans, bientôt il ne sera plus là.
Mais mon homme est à mes côtés qui veille sur moi.
Cinquante ans, à nouveau jouent autour de nous des bébés.
Nous revoilà avec des enfants, moi et mon bien aimé.
Voilà les jours noirs, mon mari meurt.
Je regarde vers le futur en frémissant de peur,
car mes enfants sont trop occupés à élever les leurs.
Et je pense aux années et à l'amour que j'ai connu.
Je suis vieille maintenant et la nature est cruelle
Qui s'amuse à faire passer la vieillesse pour folle.
Mon corps s'en va, la grâce et la force m'abandonnent.
Et il y a maintenant une pierre là où jadis j'eus un coeur.
Mais dans cette vieille carcasse, la jeune fille demeure,
Le vieux coeur se gonfle sans relâche.
Je me souviens des joies, je me souviens des peines
Et à nouveau je revis ma vie et j'aime,
Je repense aux années, trop courtes et trop vites passées
Et accepte cette réalité implacable que rien ne peut durer.
Alors ouvre les yeux, toi qui me soignes, et regarde,
Non la vieille femme grincheuse, regarde mieux, tu me verras.
(poème trouvé dans les affaires d'une vieille femme morte dans un hôpital)
12 août 2008
BUSSY RABUTIN
DU XII au XIVème siècle, plusieurs générations de la famille RABUTIN a marqué l'époque par leur hardiesse à la guerre, dans la cavalerie, dans les amours, dans les écrits..
Roger DE RABUTIN, né un vendredi 13 avril 1618, est l'un des derniers de cette lignée, seigneur, séducteur, éblouissant dans l'art et la manière de séduire, intelligent et caustique dans la façon de dire sa vérité.
Dans son château de bourgogne, afin de se divertir et donner plaisir à une amie, il écrit un manuscrit relatant les histoires amoureuses des gens de quelques hauts lieus. Mais son humour n'est pas toujours partagé; le voici enfermé pour 13 mois à la Bastille par le roi Louis XIV .
Visitez le château, vous aurez le plaisir de découvrir des tableaux riches de perspicacité. Au travers de nombreuses emblèmes, Roger De RABUTIN transcrit ses leçons et morales mais aussi ses rêves et désirs.
FLECTOR NON FRANGORE " je plie et ne rompt pas " ( déjà utilisé par La FONTAINE )
Roger De RABUTIN avait une cousine, avec qui il a partagé une correspondance pendant près de 50 ans. Était-elle un amour pour lui? dans son imaginaire littéraire, sans doute, mais Mme de Sévigné était avant tout une amie avec qui il partageait la galanterie et la finesse d'esprit.
" je vous trouve un plaisant mignon de ne m'avoir pas écrit depuis deux mois.Avez-vous oublié qui je suis et quel rang je tiens dans la famille?Ah! vraiment, petit cadet, je vous en ferai bien ressouvenir. Si vous me fâchez, je vous réduirai au lambel."
lisez RABUTIN....bonne lecture
Visitez le château BUSSY RABUTIN.... bonne promenade
FIGUERES-ESPAGNE
" en passant les pyrénées, ya de la neige, ya de la neige
en passant les pyrénées, ya de la neige jusqu'aux pieds" (comptine).
Et en passant les pyrénées, il y a aussi l'Espagne,via FIGUERES au nord de l'espagne

FIGUERES est la ville natale du peintre surréaliste DALI, le musée DALI y a vu le jour

Commentaires
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Voici une adresse qui t'intéressera et où je parle de Dali:
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