Soline imagina

au jour le jour, au gré du vent

12 août 2008

Château BRESSE et CASTILLE

m_010 m_012 m_013  ce n'est pas vraiment le style de construction qui m'attire mais plûtôt le génie et la passion de son constructeur. C'est en étant à la retraite que Monsieur Mercier a conçu ce château; je n'en sais pas plus, tout était fermé lors de mon passage dans la Bresse, pas loin de Verdun sur le Doubs. Observez la cigogne sur le toit, on croirait une vraie, non? Si vous avez des précisions sur ce lieu, faites les nous partager.

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Posté par SOLINE à 18:01 - LIEUX - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

Bravo

Bonjour,

Comme vous, j'admire la passion qu'a mis M. Mercier dans la construction de son oeuvre. J'ai plusieurs fois eu l'occasion de passer par là et à chaque fois, j'ai découvert dans cette constuction de nouveaux détails qui m'avaient échappé.
J'ai parlé de ce château Bresse et Castille sur mon forum (http://icy-blue.niceboard.com) dans la rubrique "Hors-Sujet" - "Les secoués du ciboulot".

Bonne continuation.

Posté par Icy Blue, 12 juin 2007

Posté par SOLINE à 09:39 - LIEUX - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


Chanoine KIR

ph_kir3Il est un homme que les Dijonnais n'ont pas oublié : Le CHANOINE KIR, né Félix KIR, en 1876,cet homme à la personnalité hors du commun et le chemin plutôt glorifiant a laissé son nom au lac de Dijon mais surtout à l'apéritif blanc-cassis de Bourgogne.

Né à Alise-ste-Reine,pas loin du site où Vercingetorix mena bataille contre César, il grandit et devint un bon élève; il aurait pu faire de grandes études, mais,adolescent, il choisit d'entrer dans la religion. Avec un goût de missionnaire, il deviendra prêtre dans plusieurs communes, mèlant sa vie de paroissien aux activités des jeunes des villages.

A la fin de ce siècle, on parle de la séparation de l'église avec l'état; Le Chanoine Kir ne reste pas muet et bon journaliste de nature, il écrit dans le " bien du Peuple". Avec un franc-parlé, il s'exprime dans des conférences et obtient une notoriété de toutes les classes de société.

1940, la guerre éclate. Tout le monde fuit, la municipalité de Dijon est abandonnée.Le préfet nomme une commission de 5 hommes pour administrer la ville. Le Chanoine KIR est à la tête de ce groupe.Il entre très vite dans la résistance. Les allemands font un camp de prisonniers à Longvic, près de Dijon. Avec l'aide d'un réseau de la sncf,Félix KIR fait passer le courrier aux familles des zones libres mais surtout, environ 5000 prisonniers seront fait évadés.Les allemands finiront par découvrir cette organisation cachée, KIR fut arreté et jetté en prison.IL y écrira: "la vie de prison dans une cellule au secret est humainement insupportable. Il y a de quoi devenir fou ".Toutefois, le feld-maréchal, intrigué par ce prisonnier pas comme les autres le fit libérer en lui ordonnant de stopper toute activité au sein de la ville.

Mais Le Chanoine KIR ne peut pas rester silencieux devant divers faits de cette guerre . " dites à votre préfet qu'il peut me faire arrêter s'il le veut mais je ne changerai pas d'attitude ".

De nouveau, il est prisonnier puis relaché pour être sévèrement surveillé. Ce qui ne l'empêche pas de continuer à fournir des renseignements avec d'autres résistants.

Janvier 1944 , les allemands décident de l'exécution du Chanoine KIR. Chez lui, Place d'Armes à Dijon, 2 soldats font irruption.Un des deux hommes lui tire dessus mais n'ose pas le tuer. Il a trois blessures, il reste debout.Soigné à la clinique Ste Marthe, il s'y évade.

La guerre est finie, le pays se reconstruit.Le Chanoine KIR se présente aux élections municipales avec comme devise "se nourrir, se vêtir, se loger ".Ainsi, il sera Maire de Dijon pendant 23 ans, puis, député( d'ailleurs le dernier écclésiastique à siéger à l'assembler).

En 1968, sous le tumulte grandissant des étudiants du campus, le printemps s'annonce chaud, le chômage menace; Le Chanoine KIR fait une chute et décède peu de temps après.

Félix KIR fut inhumé à Alise-Ste-Reine, sa terre natale bourguignonne.

Posté par SOLINE à 17:20 - ART-HISTOIRE - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

Toute la France connaissait le chanoine Kir. Si je me souviens bien il était le doyen des députés, si bien qu'à chaque nouveau mandat il présidait transitoirement l'Assemblée Nationale, le temps du vote pour élire un nouveau Président.

Un Sénateur de l'époque m'a raconté que lorsqu'il se rendait à l'Assemblée, il avait toujours un cabas avec lui contenant une bouteille de vin blanc et une bouteille de liqueur de cassis et il offrait un Kir à ses compagnons de voyage. A l'époque on circulait dans des compartiments de huit personnes.

Posté par Le garde-mots, 25 octobre 2006 à 08:23

et lorsqu'il roulait dans Dijon,que ça bouchonnait, il sortait de son auto pour faire la circulation

Posté par soline, 30 octobre 2006 à 18:43

recherche

je recherche des documents sur mon grand-père auguste beaudoin qui a fait de la politique et était amis avec le maire kir,je voudrais des infos,je sais qu'il était antiquaire,à dijon
merci

Posté par bernie, 09 novembre 2006 à 22:11

Marketting

Bonjour ! J'aimerais savoir à quelle occasion a été crée une petite figurine (façon santon) mais à mettre en pendentif car un petit crochet est fixé dans son dos. La figurine fait entre 3,5 et 4 cm;le député -maire est en soutane, son béret sur la tête et ceint de l'écharpe de maire;une photo est disponible pour plus de précision.
Merci à toute personne ayant des renseignements sur cette figurine, car la démarche paraît curieuse, car le chanaoine était à-priori encore en vie, car elle daterait d'une cinquantaine d'année.
JCR Dijon

Posté par jecroche, 10 janvier 2007 à 16:40

A l'office de tourisme de Nolay, nous mettons en place des visites guidées théatralisées, et nous aurions besoin de commentaires du Chanoine Kir, d'anecdotes,...Si vous en avez, pourriez vous me les envoyer ou les mettre sur ce site

Posté par otnolay, 20 juin 2007 à 15:49

aux gens de Nolay

au cours d'une réunion politique,les esprits s'échauffent et un opposant au chanoine lui dit : "et d'abord, pourquoi n'êtes-vous pas marié?".
le chanoine Kir lui réponds : " pour pas être cocu! comme toi!".

dites-moi à quand sont prévues vos animations car j'aurai sans doute d'autres anecdotes. et comment se nomment les habitants de Nolay?

Posté par soline, 10 juillet 2007 à 16:01

anecdote

pendant les grèves chez TERROT les grévistes lui crièrent CRA CRA CRA il répondit:
je savis que le rouge faisait peur auw taureaux,mais je ne savais pas que le noir faisait
gueuler les vaches.

Posté par pécky, 13 janvier 2008 à 08:04

Posté par SOLINE à 09:32 - HISTOIRE - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

20 juillet 2008

ERIK SATIE

Gnossienne n°1

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Ecoutez ses 6 gnossiennes, musique mélodieuse qui inspire à la tranquilité et au repos

il est né en1866, mort à 59ans, c'était un drôle de personnage. il n'a cessé d'inventer l'ininventable. ses créations étaient comme son humeur, versatiles. " je suis un jeune homme ordinairement potable, sans plus". Solitaire, il se passionne pour le piano, la voix. Il aime dans les premiers temps les oeuvres courtes, à répétitions ( écoutez Gymnopédies, Gnossiennes).il se dirigera vers la musique orchestre mais restera mal compris dans sa création, jouant, tel un mécanicien artistique, avec les notes hors de la barre de mesure.Vint " socrate " , oeuvre chantée sous forme de récit. le bonheur s'installe. A travers les dialogues de Platon, Satie imagine la pureté, l'immobilité; il sera emprunt de sagesse. En écrivant cette symphonie, il dira : "ce n'est ici qu'un acte de piété qu'une rêverie d'artiste, c'est tout "

"je vis dans un placard, au coin de mon froid", car il vivait, vers 1895, dans une toute petite chambre, place du tertre à Montmartre. Allez voir le " musée-placard" au même endroit, je ne connais pas, vous me direz. Sa chambre était tellement petite, que la porte ouverte, on pouvait accéder au piano qu'en sautant sur le lit.

Il eut un seul amour, Suzanne Valadon, mais il en écrivit " vexation " pour se punir de cette relation qu'il jugeait nuisible à son art. Lâche, il demanda l'aide de la police pour jeter sa maîtresse à la porte.

Comme pour sacraliser cette épreuve, il fonda une église " l'église métropolitaine d'art de Jésus Conducteur. Il y dédiera une messe des pauvres qu'il jouera de nombreuses fois mais qu'à lui-même.

IL mourut à l'hôpital, peu entouré; De quels maux? peut-être me le direz-vous.

Posté par SOLINE à 17:33 - MUSIQUE - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

Erik satie est mort de sclerose du foie.
Certainement lié a une legere tendancve à ... euh...

yann

Posté par yann, 17 avril 2006 à 17:57

Son univers est très fidélement restitué dans le musée qui lui est consacré à Honfleur !

Posté par carole, 18 avril 2006 à 13:08

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15 mars 2008

La 1er guerre

je vais vous faire visiter le site " du Chauffour"; Honneur aux poilus, ils ne sont plus nombreux pour nous raconter cet épisode du xxème siècle.

Chauffour, près de Thiescourt dans l'oise, est une ancienne carrière de pierre, exploitée dès le moyen-âge. Elle fût, entre 1915 et 1917, un endroit de repos pour nos soldats français. Cachée en haut d'un bois, elle a été bâti à même la pierre, une vraie petite cité avec chambres troglodytiques, salle de toilette, chapelle, cour, cimetière...

je me suis récemment promenée dans ce lieu, impossible à trouver si vous n'avez pas un guide picard avec vous. Du Chauffour n'est pas un site protégé; il est à l'abandon: des hommes, du passé. Seule la végétation  se reproduit, se nourrit et fusionne avec les éléments minéraux.

Abandonné? pas tout à fait. Au milieu des ruines, les signatures de sculpteurs, artistes ou amateurs, donnent au cadre l'étincelle d'une existence inoubliée.

J'ai pris une série de photos avant que l'érosion n'abîme tout, avant que les éboulements favorisés par les  branches et les lierres  n'engloutissent ce patrimoine inconnu.

Avant de commencer la visite, pour les plus férus d'entre vous, voici un petit livre bien illustré : " la carrière du Chauffour" de Serge Ramond, éd ASPAG.et un site : www.memoiremurs.com.

 

IMGP0374  le sphinx sculpté par CADARS, étudiant des Beaux-Arts de Bordeaux, cavalier à pied de la classe 14.

IMGP0370   La croix de guerre, encore de CADARS

IMGP0350   Godule qui a sculpté, daté et signé son portrait

IMGP0371  Le Maréchal Joffre ...

IMGP0364  La fontaine- Henri Louis Leclabart

IMGP0367  Jeanne d'Arc- Louis Henri Leclabart

IMGP0373  Parisienne- A Charnay 9ème bataillon colonial

Posté par SOLINE à 19:46 - HISTOIRE - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

28 février 2008

Bienvenue chez les chtis

PetitQuinquin  la statue du p'tit quinquin. Peu de personnes connaissent Alexandre DESROUSSEAUX, mais "le petit quinquin" titille un peu plus notre mémoire. Questionnez les gens de ch'nord, ils seront les plus informés.

Monsieur DESROUSSEAUX est né à Lille en 1820 d'un père violoniste et passementier. A 18ans, il compose des chansons, souvent en patois ch'ti mi, langage encore bien employé à cette époque. Il se plaît à raconter la vie quotidienne des ouvriers et la chante dans les rues de Lille puis dans les cabarets. Il a fait sa carrière à l'hôtel de ville; il décède en 1892.

Une statue dans les rues de Lille illustre le ptit quinquin, le tube de ce Lillois.

Le p'tit quinquin

berceuse  Avec c'te chansonnette, Amusez-vous à parler ch'ti mi com'e dans ch'nord

refrain

Dors, mon p'tit Quinquin, mon p'tit pouchin, mon gros rojin

Tu m'feras du chagrin si tu  n'dors point j'qu'à demain

1. Ainsi l'aut'jour eun' pauv' dintellière

   En amiclotant sin p'tit garchon

   Qui d'puis trois quarts d'heure, n'faisait qu'braire

   Tachot d'l'indormir par eun'canchon

   Ell'li dijo : " Min Narcisse,

   d'main t'aras du pain d'épice,

   Du suc à gogo

   Si t'es sache et qu'te fais dodo.

2. Et si te m'laich'faire

   Eun b'onne-semaine

   J'irai dégager tin biau sarrau,

   Tin pantalon d'drap

   Tin gilet de l'laine

   Comme un p'tit milord

   Tu s'ras faraud!

   J'tacat'rai l'jour de l'ducasse

   Un polichinell-cocass

   Un turlututu

   Pour jouer l'air d'capiau pointu.

3. Nous irons dans l'cour

   Jeannette-à-Vaques

   Vir les marionnett's. Comme tu ruras!

   Quand t'intindras dire!

   Un doup, pour' Jacques

   Pa'le polichinnel'

   Qui parl'magas

   Te li mettras dins sis m'notre

   Au lieu d'doupe, un rond d'carotte

   Y t'dira merci

   Pins' comm'nius aurons du plaisir!

4. Et si par hasard sin maite s'fache

   Ch'est alors, Narciss', que nous rirons

   Sans n'n'avoir invi', j'prindrai m'n'air mache

   J'li dirai sin nom et ses surnoms

   J'li dirai des fariboles

   Y m'in répondra des droles

   Infin, un chacun

   Verra deux spectac' au lieu d'un.

5. Allors, serr' tes yeux, dors, min bonhomme

   J'va dire eun' prière à P'tit Jésus

   Pour qu'y vienne ichi, pindant tin somme

   T'fair'rever qu'j'ai les mains plein's d'écus

   Pour qu'y t'apporte eun' coquille,

   Avec du chirop qui guille

   Tout l'long d'tin minton

   Te pourléqu'ras trois heures de long!

6. L'mos qui vient, d'Saint-Nicolas ch'est l'fete

   Pour sur, au soir, y viendra t'trouver

   Y t'f'ra un sermon et t'laich'ra mette

   In d'zous du ballot un grand painnier

   Y l'rimplira si t'es sache

   D'séquois qui t'rindront bénache

   Sans cha, sin baudet

   T'invoira un grand martinet.

7. Ni les marionnett's, ni l'pain d'épice

   N'ont produit d'effet. Mais l'martinet

   A vit' rappajé l'petit Narcisse

   Qui craignot d'vir arriver l'baudet

   Il a dit s'canchon-dormoire

   S'mèr' l'a mis dins s'n ochenoire

   A r'pris sin coussin

   Et répété vingt fos che r'frain :

Bravo vous avez tout lu et merci car j'ai été longue à écrire cette histoire. Je vous laisse le plaisir de traduire; certains mots sont méconnaissables: amusez-vous à m'en donner leur définition.

Posté par SOLINE à 13:05 - MUSIQUE - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

bravo pour ce texte, mais je ne comprends pas beaucoup, et pourtant je suis né a Dunkerque !

Posté par velorandonature, 18 septembre 2006 à 18:35

Posté par SOLINE à 13:50 - HISTOIRE - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

BERLIOZ amoureux

b    h   Paris, 1827, théatre l'Odéon; Hamlet de Shakespeare est donné en représentation au public parisien. Dans les tribunes, un jeune homme de 24 ans, découvre avec admiration le tragédien anglais mais aussi l'interprète d'Ophélie, une jeune actrice du nom de Harriett Smithson dont le charme fait exploser son coeur.

Hector Berlioz, originaire des Hautes Alpes et venu dans la capitale pour y étudier la médecine est un grand romantique. Très vite, il abandonnera la voie que lui avait tracé son père. Il préfère se consacrer corps et âme à sa passion la musique. C'est un enflammé, il agit avec pulsions. Aussi, c'est avec fougue qu'il tombe amoureux de la jeune anglaise. IL essaye de la rencontrer après ses représentations, elle l'ignore. Il lui écrit des missives, elle en est choquée. Il réussit même à passer en première partie avant roméo et juliette, avec un morceau qu'il vient de composer, elle le néglige.

Berlioz est désespéré; " je tombe au fond de la plus grande douleur. Pourrais-je maintenant m'accoutumer à la vie?". Mais la vie continue; le temps finit, semble t-il, par estomper ses ferveurs stériles. Le musicien enrichit son répertoire, le ballet des sylphes, une messe. Il obtient le grand prix de Rome. Le succès le glorifie avec sa symphonie fantastique. Cinq années ont passé, Harriett se retrouve sur le chemin d'hector qui, en la voyant, brûle à nouveau d'amour et, oh surprise, sa belle Ophélie s'éprends enfin de lui. Très vite, pour sacraliser leur bonheur, il fera à sa belle une demande en mariage.

La dame n'a pas le caractère aussi envoûtant que lui. Il aimerait la voir toujours enthousiasmée, palpitante; mais elle se montre souvent triste, soucieuse. Elle est maintenant directrice d'une troupe théatrale, les affaires ne sont pas en bonne évolution et elle finit par s'endetter. La vie des deux amants est influencée par l'humeur des deux femmes qui vivent avec Harriett: sa mère et sa soeur; l'une est d'une grande exigence, l'autre est très jalouse. De plus, Harriett reproche à Berlioz de ne pas l'aimer: il en est choqué, abruti. Devant sa "douce", il avale de l'opium; les femmes se mettent à crier. Il est en folie, excité par les similitudes de son état avec les exaltations de sa symphonie fantastique. Il a des rires atroces avant de s'effondrer dans des vomissements sans doute douloureux.

Pourtant le mariage a lieu comme pour conjurer le mauvais sort et naîtra un petit garçon du nom de Louis, ce qui solidifiera le couple. Mais petit à petit, la passion de Berlioz s'amenuise, il ne ressent plus que de l'amitié pour celle en qui il brûlait de tout feux. Elle, au contraire, a un attachement plus fort pour lui, à en devenir jalouse à l'excès.

Berlioz est anéanti. Il prends des distances et fini par s'amouracher d'une jeune femme, leurre de ses désirs fougueux. Harriet, endolorie par la tromperie de son mari mais aussi par la baisse croissante de sa réussite artistique ne s'en remet pas. Atteinte d'apoplexie et de paralysie, elle mourra en 1854. Pendant sa maladie, Hector viendra souvent la voir, ampli de tristesse et de souffrance.

Allez écouter la symphonie fantastique, fermez les yeux, imaginez-vous Ophélie ou Juliette, liée, par le miracle de la musique, aux tumultes du coeur et aux envoûtements de la passion.

Posté par SOLINE à 13:43 - MUSIQUE - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Marius JACOB

jacob Connaissez-vous Gentleman cambrioleur chanté par Dutronc? oui? non? et Arsène Lupin, série télévisée dans les années 70?

Écoutez l'histoire véridique d'Alexandre Marius Jacob, justicier anarchiste, qui volait l'argent des riches pour le donner aux pauvres. Sa vie commence en 1879 à Marseille et fût dès l'âge de 12 ans pleine de mouvances et de péripéties. Tout jeune adolescent, il s'engage dans la marine comme mousse et passera 6 ans en mer. Il naviguera jusqu'en Afrique et verra de près des esclaves transportés pour d'autres pays. il s'opposera à un acte de piraterie, ne s'habituera jamais aux moeurs de ses équipiers. A 16 ans, Alexandre décline ses engagements et pose le pied sur terre ferme. Pour gagner sa vie, il travaille comme typographe dans un journal " l'agitateur ". Ainsi commence sa carrière d'anarchiste. Pour lui, il n'y a pas d'autres mesures que d'abolir tout système policier, que de rendre justice par soi-même. Seules, les professions utiles ( médecins..) sont épargnées; De petits larcins en petits larcins, il s'organise petit à petit, avec d'autres, pour former un réel réseau de cambriolages " les travailleurs de la nuit ". Les récoltes vont aux gens dans le besoin et au groupe anarchiste pour aider leurs familles emprisonnées. Avec humour, il signe ses vols du nom d'Attila Dieu des voleurs. En 1905, il est arrêté et condamné au bagne en Guyane. Il tente plusieurs évasions; en 1927 c'est l'abolition du bagne. Il finit alors de purger sa peine en France.

A 75 ans, las de la vie, Marius Jacob met fin à ses jours; après avoir mis de l'ordre chez lui, nettoyé ses habits, il s'injecte de la morphine en laissant ce message : ... linge lessivé, rincé, séché, mais pas repassé. J'ai la cosse. Excusez.

Posté par SOLINE à 13:34 - HISTOIRE - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Camille CLAUDEL

H5CAG6KOACCA165EE5CA0K7DU6CAVIDW1ZCAXOVVYJCA1YUKKLCA6WWECNCAKV0N42CAXC7M3WCAE8JD9CCAUU8P17CACRC9FNCA7YVJMRCAEPOJFBCAB3M9MSCAWEDST1CAXINDRZCAXPJ804CAYOS523   Il est difficile d'être une artiste femme au 19ème siècle, pourtant Camille ressent très jeune une envie de créer, de modeler l'argile. D'un tempérament décidé, elle va dans les campagnes à la recherche de la meilleure terre. Son frère Paul, silencieux et obéissant, l'accompagne dans ses périples. Admiratif, il sera son premier modèle.  UGCAPGEU1RCAYZD4L4CATRRRYBCAASVSH6CA14DFZBCAHLD9JJCA2CV2YWCA2MGKXICA1G29PACAP5XKABCADGG2Y5CA2GV62XCA909W6UCATU14C1CA29TAU2CAIYYKASCAGXE4YKCAMRURCUCAAON8A5 

Elle monte à Paris pour suivre des cours d'anatomie et ainsi mieux percevoir les mouvements et les courbes du corps. Avec de jeunes modèles, elle apprends à maitriser son art. Elle commence à être reconnue comme artiste, expose des bustes d'une vieille femme, de son père, de sa soeur, de son frère à différents âges. vieille_h_l_ne

Camille veut se perfectionner avec les meilleurs sculpteurs. Elle est remarquée par Rodin qui, sensible au talent de la jeune fille, la fait entrer dans son atelier. Enthousiasmés par le même désir de création, une osmose naît entre les deux artistes. l_abandon_camille     rodin_le_baiser      La fusion est vite tourmentée, Rodin est marié, Camille a besoin de vivre son art de manière personnelle, sans influence du maître. Elle s'isole dans un atelier au fond d'une cour. Commence une nouvelle période; elle fait des salons, est appréciée du monde artistique. Camille Claudel, malgré tout, a des problèmes financiers. Son frère Paul, Rodin quelques fois qui tente de renouer avec elle, lui donneront de l'argent pour l'aider. Elle a du talent, du succès mais sa personnalité est mouvementée. Elle se replie sur elle-même, se sent persécutée; sa sculpture " les chemins de la vie" ou "l'âge mûr" évoque le malaise qu'elle vit.   l_age_m_r  Paul Claudel écrira : ...cette jeune fille nue, c'est ma soeur! Ma soeur Camille. Implorante, humiliée, à genoux, cette superbe, cette orgueilleuse, c'est ainsi qu'elle s'est représentée... Tout est fini!..ce qui s'arrache à elle, en ce moment même, sous vos yeux, c'est son âme!.... .

Petit à petit, la "folie" s'empare de Camille. Elle n'a pas d'argent, elle mange peu, n'a rien pour se vêtir, son logement est sans meuble ni décoration. Elle est marquée par sa relation avec Rodin. En 1912, à la demande de son frère, Camille Claudel fut internée; elle a 48 ans. C'est en asile qu'elle mourra en 1943 à l'âge de 79 ans.

Un livre : dossier Camille Claudel de Jacques Cassar

un film : Camille Claudel de Bruno Nuytten. avec Isabelle Adjani et Gérard Depardieu

en relation avec Camille : Paul Claudel, son frère, poète et diplomate. Claude Debussy,un compositeur. Jules Renard, écrivain.

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Barrage de FREJUS

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voici les restes du barrage de Malpasset*, dans les collines provençales, en amont de Fréjus. Après les nombreuses pluies diluviennes de l'hiver 1959, le barrage (construit en 1950) cède brutalement le 2 décembre en soirée. Une immense vague de 40m de haut descend jusqu'à la méditerranée via Fréjus en balayant tout sur son passage. Elle laissera une campagne dévastée, des voies ferrées détruites mais aussi 423 victimes.

Malpasset* : nom du lieu-dit, en rapport avec un brigand qui attaquait les diligences

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25 décembre 2007

Constellations

                 my_002

           Terre ronde/ explosive ou tranquille/ les âges noués sont âges liés..

                    my_003

           et tourne / tourne, tourne ...... toujours....

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